Non seulement leurs coûts de traitement sont plus faibles, les sacs en papier ont également un impact favorable sur la qualité du compost.

La présence de corps étrangers (matières indésirables inorganiques) affecte la qualité du compost, surtout l’aspect esthétique et visuel du compost, en lien avec sa mise en marché. Plus spécifiquement, les sacs en plastique ont un impact sur la qualité du compost, puisque l’enlèvement des fragments de plastique est imparfait, et que, même les sacs en plastique compostables certifiés peuvent présentés jusqu’à 10% de résidus (après 84 jours de compostage).

  • Or, des scientifiques allemands ont découvert qu’aussi peu que 0,25% de résidus de plastique est visuellement inacceptable (Verband der Humus- und Erdenwirtschaft (Conseil allemand de l‘humus et des producteurs de terreaux), 2014).
  • L’enlèvement des sacs en plastique est techniquement faisable, mais cette pratique augmente les coûts d’opération  à cause des  efforts supplémentaires requis en amont du procédé (pré-traitement mécanique et/ou manuel) et lors du tamisage, en plus des frais de gestion des rejets (proportion souvent plus élevée).
  • Par ailleurs, les sacs compostables partiellement dégradés ne sont pas facilement différenciables des autres fragments en plastique dans le compost et seront donc traités comme des rejets.

L’acceptation d’un produit en plastique compostable mérite d’être évaluée attentivement; il vaut mieux privilégier les produits de papier (MEO, 2012. Lignes directrices visant les installations de compostage et l’utilisation du compost en Ontario).

  • Entièrement compostables, les sacs de papier ne génèrent aucun résidu visible !
  • Facilement reconnaissables, les sacs de papier n’entraînent aucune confusion auprès des consommateurs.
  • Absorbant les liquides, les sacs de papier restent collés aux matières organiques et ne s’envolent pas au site de  compostage.

La plupart des provinces canadiennes basent leurs exigences pour la qualité des composts sur les Lignes directrices du Conseil canadien des ministres en environnement (CCME, 2005):

  • Une tolérance y a été établie pour les corps étrangers divers à partir de critères de taille limite, en lien avec la visibilité de ces « contaminants »; 25mm a été définie comme étant la taille non acceptable pour un consommateur.
  • La norme sur les composts CAN/BNQ 0413-200 du Bureau de normalisation du Québec (BNQ, 2005. Amendements organiques – Composts) établit des limites à respecter quant au nombre, à la taille et au % en poids sec de corps étrangers présents dans les composts (selon le type AA, A et B).
  • Les normes ontariennes sur la qualité du compost (MEO, 2012) stipulent même, en termes de présence de corps étrangers, que le plastique ne peut dépasser 0,5% (calculé sur une base sèche). Une limite semblable quant à la teneur en plastique résiduel s’applique également au Québec pour les composts “tout usage” (MDDEFP, 2012. Guide sur le recyclage des MRF).
Ainsi, il est possible qu’un produit certifié compostable, ne soit pas désintégré ni biodegrade dans un processus de biométhanisation et que des résidus de plastique se retrouvent dans le digestat:

  • Si le digestat est immédiatement utilise en agriculture, il est possible que le produit de plastique ne se biodegrade ni se désintégré dans le sol;
  • Si le digestat est stabilise par compostage, il est encore possible que le produit de plastique ne se désintègre pas assez vite au cours du processus (plus court que d’habitude, car la phase active est déjà complétée.

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